Une étape importante dans le suivi du programme économique de la République démocratique du Congo a été franchie ce vendredi 1er mai, à l’issue d’une séance de travail entre le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Calixte Ahokpossi.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la troisième revue du programme économique et financier appuyé par la Facilité élargie de crédit. Elle a permis aux deux parties de faire un point approfondi sur l’exécution du budget, les récents développements macroéconomiques ainsi que les perspectives économiques pour le reste de l’année.
Au terme des échanges, le chef de mission du FMI a salué un dialogue constructif avec les autorités congolaises. « Nous avons eu des discussions très utiles sur l’état d’avancement du budget, les évolutions récentes et les perspectives à court terme », a-t-il indiqué, tout en soulignant la qualité de la collaboration avec le ministère du Budget.
Les discussions ont également porté sur le projet de collectif budgétaire actuellement en préparation. Cet exercice vise à ajuster les prévisions initiales afin de mieux prendre en compte les réalités économiques, tant du côté des recettes publiques que des dépenses. L’objectif est de garantir une gestion budgétaire plus réaliste et adaptée au contexte national et international.
Selon le chef de mission du FMI, les travaux se poursuivront jusqu’au milieu de la semaine prochaine, avec des consultations techniques destinées à approfondir certains aspects du programme. Une restitution finale est attendue à l’issue de la mission, permettant de dégager les conclusions et d’identifier les éventuels points en suspens.
De son côté, le vice-Premier ministre Adolphe Muzito affiche des ambitions élevées pour le collectif budgétaire 2026. Il a récemment annoncé que celui-ci devrait atteindre 16 milliards de dollars américains en ressources propres, un niveau inédit pour les finances publiques congolaises.
Cette progression traduit, selon lui, les efforts soutenus du gouvernement en matière de mobilisation des recettes internes. Elle s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous lequel le budget est passé de 3,5 milliards de dollars à environ 10 milliards à la fin du précédent quinquennat.
À travers ce collectif budgétaire, le gouvernement entend renforcer sa capacité à financer les priorités nationales, notamment dans les secteurs sociaux, les infrastructures et le développement économique. L’accompagnement du FMI demeure, à cet égard, un levier essentiel pour consolider la stabilité macroéconomique et soutenir les réformes engagées.
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