La Société Nationale d’Électricité, SNEL S.A, fait face à une période de transition sensible marquée par des inquiétudes croissantes sur la gouvernance, la gestion administrative et la sécurité des finances de l’entreprise.
La ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, est appelée à intervenir en urgence à travers la mise en place de mesures conservatoires strictes et urgentes, afin de prévenir toute dérive dans la gestion actuelle et de sécuriser le fonctionnement de l’entreprise publique.
Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par le lancement d’une vaste réforme de gouvernance des entreprises publiques, visant la désignation de nouveaux dirigeants sur base d’un processus compétitif fondé sur les principes de transparence, de mérite et de performance.
Selon plusieurs sources du secteur énergétique, des préoccupations persistent concernant certaines pratiques internes du comité de gestion en place. Il est notamment fait état de recrutements et d’affectations internes opérés dans des conditions jugées peu transparentes, ainsi que de décisions administratives prises en dehors des circuits formels habituels.
Des observateurs estiment que ces pratiques, si elles ne sont pas encadrées rapidement, pourraient fragiliser davantage l’équilibre financier et organisationnel de la SNEL, déjà confrontée à d’importants défis structurels liés à la production, la distribution et la maintenance du réseau électrique national.
Dans ce contexte, les mesures conservatoires attendues devraient inclure :
la suspension temporaire des recrutements non essentiels ou non planifiés ;
le gel des affectations et mutations sensibles jusqu’à la mise en place des nouveaux mandataires ;
le contrôle renforcé de toutes les dépenses et engagements financiers importants ;
la validation obligatoire des décisions administratives stratégiques par les instances compétentes ;
la traçabilité stricte des actes de gestion afin d’éviter toute décision contestable en période transitoire.
Par ailleurs, certains acteurs de la société civile proposent la mise en place d’un audit interne ou d’un mécanisme de supervision indépendant, chargé de suivre les décisions prises durant cette période afin d’assurer la transparence et de prévenir toute irrégularité.
L’objectif principal de ces mesures est de protéger la SNEL contre toute instabilité de gestion, d’éviter les décisions précipitées susceptibles d’aggraver sa situation financière, et de garantir une transition ordonnée vers la nouvelle équipe dirigeante.
Enfin, cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des entreprises publiques en République démocratique du Congo, visant à renforcer la transparence, la rigueur de gestion et la performance des sociétés du portefeuille de l’État.
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