RDC : La ministre du Portefeuille Julie Mbuyi Shiku appelée à prendre des mesures conservatoires avant le recrutement des mandataires publics

En République démocratique du Congo, la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, est appelée à renforcer les mécanismes de contrôle à travers la prise de mesures conservatoires urgentes dans le cadre du processus de recrutement des mandataires publics au sein des entreprises de l’État.

Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par le lancement d’une vaste réforme de gouvernance des entreprises publiques, visant la désignation de nouveaux dirigeants sur base d’un processus compétitif fondé sur les principes de transparence, de mérite et de performance.

Cependant, plusieurs sources et observateurs du secteur public expriment des inquiétudes liées à la période transitoire précédant ces nominations. Ils évoquent notamment des risques de mouvements accélérés de personnel, de recrutements de dernière minute, de régularisations administratives contestées ainsi que de sorties de fonds jugées sensibles dans certaines entreprises publiques.

Selon ces alertes, certaines décisions administratives pourraient être prises dans l’urgence par des responsables encore en fonction, ce qui risquerait d’influencer la situation financière et organisationnelle des sociétés concernées avant l’installation des nouveaux mandataires.

Dans ce cadre, il est recommandé à la ministre du Portefeuille de procéder, si nécessaire, à un encadrement strict des opérations sensibles, notamment la suspension temporaire des recrutements, la limitation des mouvements du personnel non essentiels, ainsi que le contrôle renforcé des décaissements financiers dans les entreprises publiques concernées.

Les sociétés visées par ce processus comprennent notamment la REGIDESO S.A, la SNEL S.A, la RVA S.A, la SNCC S.A, la SCPT S.A, la SONAS S.A ainsi que la SONAHYDROC S.A, parmi d’autres structures relevant du portefeuille de l’État.

Par ailleurs, certaines organisations de la société civile estiment qu’un audit préventif ou un mécanisme de suivi renforcé pourrait accompagner cette phase de transition afin d’assurer la traçabilité des décisions administratives et financières prises durant cette période.

Pour les défenseurs de cette approche, de telles mesures permettraient de préserver l’intégrité du processus de sélection des mandataires publics, de limiter les risques de gestion anticipée et de garantir des conditions équitables pour les futurs dirigeants.

Ils soulignent enfin que cette démarche s’inscrit dans la dynamique globale de réforme visant à instaurer une gouvernance plus rigoureuse, transparente et efficace des entreprises publiques en République démocratique du Congo.

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