La gouvernance de la Société nationale d’électricité (SNEL) est au centre de vives controverses. Le Directeur général, Teddy Lwamba, fait face à de multiples accusations émanant de certaines sources internes et observateurs, qui dénoncent une gestion contestée, un climat social tendu et une politisation présumée de l’entreprise publique.
Accusations de politisation et de divisions internes
Selon plusieurs sources internes, la SNEL serait progressivement devenue un espace où des considérations politiques influenceraient certaines décisions de gestion. Le Directeur général est accusé, par certains, d’avoir favorisé des logiques d’alignement politique dans le fonctionnement interne de l’entreprise, sans confirmation officielle.
Ces mêmes sources évoquent également une situation de division interne, estimant que la gestion actuelle aurait contribué à l’existence de plusieurs camps au sein du personnel, avec des tensions et rivalités internes persistantes.
Une gestion contestée et centralisée
Plusieurs cadres et agents évoquent une centralisation du pouvoir et un manque de transparence dans les dossiers stratégiques et financiers, alimentant un climat de méfiance interne.
Tensions institutionnelles
Des divergences sont rapportées entre la Direction générale et les organes de gouvernance, notamment le Président du Conseil d’administration, Luc Badibanga, ainsi que la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku.
Situation financière jugée préoccupante
Selon certaines sources internes, la SNEL serait dans une situation financière jugée difficile, avec une trésorerie sous pression et des difficultés de gestion. Ces affirmations restent non confirmées par des documents officiels publics.
Gestion des dépenses sous mode d’urgence
Ces mêmes sources évoquent des dépenses engagées en mode urgence et des circuits de validation jugés atypiques, soulevant des interrogations sur le respect des procédures de contrôle, notamment celles de l’Inspection générale des finances (IGF), sans confirmation officielle.
Un climat social très tendu
Au sein de la SNEL, plusieurs agents décrivent un climat social marqué par des divisions internes, des frustrations et une perte de cohésion.
Des agents et cadres réclament le départ du DG
Dans ce contexte, certains agents et cadres de la SNEL réclament le départ urgent du Directeur général Teddy Lwamba, estimant qu’un changement de gouvernance serait nécessaire pour restaurer la confiance et améliorer la performance de l’entreprise.
Soupçons de soutiens politiques
Certaines sources évoquent également des soutiens politiques supposés au sein du parti au pouvoir UDPS, sans éléments officiels confirmant ces allégations.
Appels à l’arbitrage institutionnel
Face à cette situation, des voix appellent à une intervention des autorités, notamment du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin d’évaluer la situation et de favoriser un retour à la stabilité.
Entre accusations de politisation, soupçons de divisions internes et tensions de gouvernance, la SNEL traverse une période sensible. L’entreprise reste confrontée à des défis majeurs de stabilité et de performance dans un secteur stratégique pour le pays.
Gilbert Mukendi
Rédaction : +243828800169

